Rendez-vous avec l’histoire de Weimar
Du 4 au 6 novembre 2011
Weimar (Musée de la ville,
Ecole de musique ″Ottmar Gerster“, mon ami)

Homme(s) et violence(s)

C’est l’impressionnante réussite des Rendez-vous de l’histoire organisés à Blois depuis plus de dix ans qui, en 2009, a incité Weimar, ville jumelle de Blois, à se lancer, elle aussi, dans l’aventure d’une fête annuelle de l’histoire. Il s’agit, dans ce cadre, de traiter, en toute rigueur scientifique mais sans abuser d’un certain jargon scientifique, différentes questions historiques et politiques. Assurer la transmission, dans l’espace public, d’une conscience historique au travers de débats entre experts internationaux et citoyens amateurs d’histoire — tel est le concept hérité de Blois qui espère rencontrer, à Weimar également, un public et une terre d’accueil durable.

Le thème choisi pour la troisième édition des » Rendes-vous de Weimar avec l’histoire « est: Homme(s) et violence(s)

» La violence « est un phénomène complexe aux multiples facettes — elle dérange et fascine à la fois. Phénomène historique, la violence se conjugue également au présent et, telle une menace, au futur.
» La violence « dans toutes ses formes — sans oublier les combats anti-violence et les mouvements de non-violence ainsi que le rejet conscient des rapports violents traditionnels et toujours renouvelés — voilà le thème de la prochaine fête de l’histoire à Weimar. À l’heure où, sur la côte sud de la Méditerranée, la question de la violence, et notamment son rôle en tant qu’» accoucheuse de l’histoirev «, se pose avec une nouvelle acuité, parler de la violence semble plus actuel que jamais.

Hommes et sociétés ont toujours rêvé de paix — et pourtant, la violence est omniprésente et semble inévitable dans les rapports d’ordre privé comme politique. Jusqu’à quel point faut-il que le pacifisme devienne une évidence culturelle pour supporter la violence existante, voire même pour lutter efficacement contre ? Cet espoir existe-t-il, au présent et au futur, dans nos sociétés actuelles ?

La fête internationale de l’histoire de Weimar n’aura pas pour seul objet la dimension horrible de la violence dans l’histoire, il s’agira au contraire d’interroger également la violence comme constante anthropologique ainsi que son potentiel libérateur au fil de l’histoire. Lors d’environ 20 tables rondes et conférences, les Rendez-vous de Weimar avec l’histoire exploreront les liens et tensions existant entre liberté et violence, beauté et violence, mais aussi » violence légitime « et » illégitime «. Les rapports entre violence et médias, violence, langue et littérature ainsi qu’entre violence et réconciliation feront, eux aussi, l’objet de manifestations dans le cadre de ces rendez-vous dont l’horizon historique s’étend du Moyen-Âge à nos jours. Si les rendez-vous ne se limitent pas à une aire géographique spécifique, l’histoire européenne — et particulièrement celle des pays du Triangle de Weimar — ainsi que l’histoire locale de Weimar et de Thuringe détiennent néanmoins une place de choix dans la programmation.
Celle-ci se voit par ailleurs complétée, dans la lignée des deux premières éditions, par une série de films et de soirées culturelles.


INAUGURATION DU CYCLE CINEMA

accompagnée d’un débat
3 Novembre 2011-17h-cinéma Mon ami
LE TEMPS DU SILENCE
De Franck Appéderis avec Loïc Corbery et Bernard Lecoq
(France/Allemagne, 2011, 90 min, déconseillé aux moins de 16 ans)

Cathy Leblanc (université catholique de Lille), Johanes Pfäfflin (Erkrath), Michel Pierre (Fondation pour le Mémorial de la Déportation, Paris) ; Animation du débat : Justus H. Ulbricht (Dresde et Magdeburg)
La table ronde traite tout comme le film des répercussions psychiques de la déportation, des traumatismes et de la réintégration des anciens déportés dans la vie de tous les jours.
Holger Poppenhäger, ministre de la justice du Land de Thuringe, va ouvrir le cycle cinéma.

En coopération avec la Fondation des Mémoriaux de Buchenwald et Mittelbau-Dora et l’Association française Buchenwald-Dora.

 

CONFERENCE INAUGURALE
« L’histoire est un labyrinthe de la violence »
(Goethe selon Thomas Lehr)
4 Novembre 2011-17h-Ecole de  musique « Ottmar Gerster »
Klaus Dicke (recteur de la Friedrich-Schiller-Universität d’Iéna)

La maxime que Lehr place dans la bouche de Goethe concentre la diversité des expériences que fait l’humanité de la violence : la violence est partout, tapie dans le moindre recoin, elle répand la crainte et l’effroi, elle communique à tel endroit un sentiment de supériorité et à tel autre celui  de la vulnérabilité. En examinant  diverses positions  puisées dans l’histoire des idées politiques, la conférence se fait l’écho de ces types d’expérience  et dessine un tableau des évolutions et des ruptures historiques dans la manière de concevoir et de justifier la violence .Et  cherche aussi une issue. Y aurait-il un fil d’Ariane pour nous sortir du labyrinthe ?

 

La violence,  « accoucheuse de l’histoire »
Les révolutions de 1789 à 2011
5 Novembre 2011-12h-Ecole de musique « Ottmar Gerster »
Jörg Baberowski (université Humboldt de  Berlin), Gudrun Krämer (Freie Universität de Berlin), Guillaume Lasconjarias (Paris), Daniel Schönpflug (Centre Marc Bloch Berlin) ;  Animation du débat : Martin Sabrow (Centre de Recherche en Histoire contemporaine de Potsdam et université Humboldt de Berlin)

Existe-t-il des révolutions sans violence ? Peut-on construire un nouveau monde sans violenter l’ancien ? Ou bien les vieux rapports de classes sont ils si enracinés qu’il est inévitable de se salir les mains ? Jusqu’où peut aller la violence ? A l’aide de trois exemples (la France de 1789, la Russie de 1917 et le monde arabe en 2011), la table ronde débat des liens entre violence, démocratie, contre-révolution et souveraineté populaire.

 

Pouvoir et violence politique
pendant les guerres de religions en France et en Allemagne
5 Novembre 2011-15h-Stadtmuseum
Carte blanche à Blois
Claire Gantet (Ludwig-Maximilians-Universität de Munich)

Une guerre de religion est une guerre que se livrent entre elles plusieurs confessions. L’objet du litige n’est cependant pas exclusivement religieux puisqu’il s’agit davantage d’inventer un nouvel ordre politique, d’ériger un Etat capable de réguler la diversité religieuse ou éventuellement de la tolérer. Voilà pourquoi la question de la violence politique est décisive. La conférence mettra en lumière divers aspects de cette question comme le droit à l’insoumission, le tyrannicide ou la tolérance, à travers des textes et des représentations de la guerre des religions en France (1562-1598) et de la guerre de Trente Ans (1618-1648).

 

Résister à la violence
5 Novembre 2011-14h-Ecole de musique « Ottmar Gerster »
Marc Buggeln (université Humboldt de Berlin), Annemarie Franke (Fondation Krzyzowa), Steffen Prauser (l’Institut historique allemand, Paris), Jacek Andrzej Młynarczyk (Musée de l’histoire de la Pologne de Varsovie et université de Thorn) ; Animation du débat : Susanne Rau (université d’Erfurt)

L’Allemagne, la France, la Pologne : elles ont connu le même régime répressif au XXème siècle. Pourtant, dans chacun de ces trois pays  et selon des modes opératoires différents, des groupes de résistance se sont formés. A côté de la diversité des actes de résistance, la table ronde se consacre également à la question des différences structurelles de la résistance dans ces trois pays, à savoir au pays de l’occupant et ceux occupés.

 

Littérature et violence
Das wahre Ende des Krieges liegt vor seinem Anfang
5 Novembre 2011-13h-Stadtmuseum
Stephan  Stroux (Berlin), Bernd Karwen (Institut polonais de Leipzig)

Dans l’anthologie « Das wahre Ende des Krieges liegt vor seinem Anfang »(La véritable fin de la guerre n’a lieu qu’avant son déclenchement », Göttingen, 2010), cinq auteurs allemands et cinq auteurs polonais écrivent sur le thème de la violence. Les blessures et les fantômes de la Seconde Guerre mondiale, du génocide rwandais, les nouveaux conflits aux frontières de l’Europe et la brutalité du quotidien les ont poussés à se frotter au monde. Le spectacle de la violence amène à se demander quelle réponse doit apporter la littérature. Quelles sont les responsabilités de l’écrivain ? Et pour quelle marge de manœuvre ? Stephan Stroux fait une présentation de l’anthologie et s’arrête au passage un moment sur la littérature française.

 

Les médias et la violence
Comment informer sur la violence
5 Novembre 2011-16 heures-Ecole de musique  «Ottmar Gerster »
Hans-Bernd Brosius (Ludwig-Maximilians-Universität de Munich), Markus Frenzel (journaliste MDR),  Fabien Perrier (Paris) ; Animation du débat : Ralf Finke (Weimar)

Peut-on faire un reportage sur la violence de manière strictement informative ? Comment la violence est-elle mise en scène par les médias, pourquoi et avec quelles conséquences ? On se demandera  d’une part de quelle façon cette couverture journalistique nous influence. D’autre part, il faudra attirer l’attention sur la relation problématique entre la volonté des médias de faire la lumière sur l’actualité et la fascination exercée par la violence.  Dans cette perspective, le débat tournera autour de la marge de manœuvre concrète et de la responsabilité des journalistes qui couvrent sur le terrain des zones de conflit en tant que reporters de guerre.

 

Nietzsche et la violence
6 Novembre 2011-11h-Ecole de musique « Ottmar Gerster »
Arnaud François (université de Toulouse),  Wolfgang Jordan (Weilburg),  Tobias Nikolaus Klass (université de Wuppertal) ; Animation du débat : Johann Chapoutot (université Grenoble II)

Au royaume des stéréotypes habite la « bête blonde », cette créature du fameux philosophe weimarien Friedrich Nietzsche qui a polémiqué dans son œuvre sur la violence et que certains tiennent pour le précurseur indirecte du national-socialisme ainsi que d’autres atrocités du XXème siècle. Il paraît opportun de débattre de ce lieu commun. En somme, quelle idée avait Nietzsche de la violence ? Pour quelles raisons ? A quelle fin ? Il n’est pas impossible qu’à la fin du débat, une toute autre image de Nietzsche nous apparaisse et que la « bête blonde »  n’ait plus grand-chose à voir avec le national-socialisme.

 

Musées ou mémoriaux ? La muséalisation de la guerre et de la violence aux XXe et XXIe siècles
6 Novembre-12h-Galerie « Harry Graf Kessler »
Monika Heinemann (Ludwig-Maximilians-Universität de  Munich), Ekaterina Keding (Ludwig-Maximilians-Universität de  Munich), Daniel Logemann (Danzig et Iéna) ; Animation du débat : Monika Heinemann et  Nicolas Beaupré (université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand)

La table ronde se consacre au thème de la muséalisation de la violence aux XXe et XXIe siècles. Un grand nombre d’expositions et de musées dédiés à la Première Guerre mondiale furent déjà inaugurés peu après 1918 mais à notre époque se créent également de nombreux musées consacrés à la guerre et aux actes de violence politique. Nous chercherons à savoir, à l’aide d’exemples pris en Pologne, en Allemagne, en France et en Biélorussie, ce qui fait la spécificité de ces musées et ce qui les distingue des mémoriaux.


  

Le bouc émissaire. La criminalisation des immigrés en Allemagne, en Pologne et en France.
6 Novembre 2011-13 h-Ecole de musique « Ottmar Gerster »
Stefan Zabold (ministère de l’Intérieur de Thuringe), Izabela Janicka (Institut publique et universitaire de Technologie de Pila et université des sciences  de Poznań) ; Animation du débat : Johann Chapoutot (université de Grenoble II)

A la suite des dernières affaires de délinquance juvénile dans les rues de Berlin, un nouveau torrent de commentaires est venu se déverser à propos de la violence à laquelle se livreraient des jeunes d’origine étrangère et surtout des immigrés musulmans. Ainsi la figure de l’immigré est-elle souvent transformée en bouc émissaire, surtout en période de crise. Sur quels préjugés s’appuie  cette représentation de l’immigré comme un criminel et dans quel contexte fait-elle irruption ? Qui sont les responsables de la criminalisation des immigrés ? Une remise en perspective à la fois historique et tri-nationale devrait permettre de jeter un nouvel éclairage sur chacun des débats nationaux, mais aussi  de chercher dans le processus d’intégration des solutions, à la fois communes et réalisables, pour sortir de cette spirale de la violence symbolique et physique.

 

Dans les coulisses de la violence.
Du rôle de la diplomatie au Proche- et au Moyen-Orient.

6 Novembre 2011-14h-Stadtmuseum
Carte blanche au Bureau français pour la Coopération universitaire de Potsdam
Gunter Pleuger (ancien ambassadeur honoraire, président de l’ Europa-Universität Viadrina de Francfort-sur-l’Oder), un représentant du Ministère des Affaires étrangères et européennes (Paris), Andreas Krüger (conseiller diplomatique de première classe et chef du service politique de l’ambassade d’Allemagne à Varsovie) ; Animation du débat : Philippe Wellnitz (attaché aux questions universitaires de l’ambassade de France à Berlin)

Le printemps arabe a conduit à une émancipation des peuples en Tunisie et en Egypte, en Libye gronde encore le tumulte des dernières batailles tandis que la Palestine lutte pour être reconnue en tant qu’Etat. Encore et toujours, cette région du Proche- et du Moyen-Orient attire l’attention de l’opinion internationale. Que se passe-t-il dans les coulisses, que font les diplomates pour empêcher un conflit, pour l’apaiser ou pour le régler avec des moyens pacifique ? Des diplomates allemands et français font partager leur expérience. Il est question du processus de démocratisation en cours au Maghreb et au Moyen-Orient, souvent difficile mais aussi parfois impulsif, et des approches développées par la diplomatie occidentale vis-à-vis de cette question.

 

Le(s) traumatisme(s) européens : la fin de la violence comme instrument de la politique étrangère ?
6 Novembre 2011-17h-Ecole de musique « Ottmar Gerster »
Hannes Grandits (université Humboldt de Berlin), Gunter Pleuger (président de l‘ Europa-Universität Viadrina de Francfort-sur-l‘Oder) ;  Animation du débat : Klaus Hillingmeier (rédacteur en chef de G/Geschichte)

Le monde n’est pas devenu plus paisible depuis la fin de la guerre froide. Le drame des purifications ethniques, la guerre asymétrique que mène le terrorisme international ou bien la protection des civils poussent l’Europe à redéfinir la guerre à la fois d’un point de vue stratégique et d’un point de vue  éthique avec directement en arrière plan la notion de valeurs européennes. Plus jamais Auschwitz…et pour cette raison faire la guerre ? Chaque crise semble dévoiler au grand jour des divergences à l’intérieur du continent, ce qui nous amène à nous demander : peut-on malgré tout défendre la thèse provocante d’une « européanisation par la violence » ?

 

 

PUISSANT(S) DECHAINEMENT(S)

Le monde chez lui à Weimar
Soirées culturelles
Cette année sont organisées des rencontres avec des jeunes venus présenter d’une manière toute personnelle leur pays au public : l’Israël et la Palestine, la Syrie, l’Iran. Des questions à poser ? Surtout, ne vous gênez pas ! Dans une atmosphère d’ouverture et d’écoute, la discussion portera sur la vie quotidienne dans ces régions politiquement sensibles. La soirée se terminera en musique et en dansant.

Iran
4 Novembre-20h-C.Keller & Galerie Markt 21
Sara Tavakolimehr, Weimar/Berlin

Israël/Palestine
5 Novembre-20h-C.Keller & Galerie Markt 21
Adi Haroni, Israël
Ihlayel Meqdad, Palestine
Animation de la discussion : Daniel Gaede (Weimar)

Syrie
6 Novembre-20h- Keller & Galerie Markt 21
Mohamed Alfaham, Weimar
Animation de la discussion: Daniel Gaede (Weimar)

 

Ateliers créatifs

Guidés par une équipe de professionnels, des jeunes s’attaquent dans le cadre d’ateliers (cirque, hip-hop, atelier d’écriture, radio, improvisation, travail de rue) de manière artistique et ludique au problème de la violence et de sa prévention. Le résultat sera présenté le 5 Novembre à 19h30 à la maison multi-générationnelle de Weimar-West.
A  21 h : concert de SOOKEE
Les textes de SOOKEE ont quelque chose d’inhabituel, au moins pour le hip-hop, par leur absence  de sexisme, d’homophobie et de haine. Ils montrent à la place que, même dans la langue du hip-hop, il existe une alternative à la violence.

 

 

EXPOSITIONS

Combattre et subir
Une exposition organisée par l’Historial de la Grande Guerre de Péronne (Picardie)
Ouverture  le 14 Octobre 2011 à 16 heures
Du 15 Octobre au 20 Novembre 2011, du Mardi au Dimanche de 11 à17h, Galerie « Harry Graf Kessler »

Le prix des droits de l’homme de la ville de Weimar, de 1995 à 2011
Ouverture le 4 Novembre à 17h
Du 5 au 6 Novembre, de 10 à 18h, Ecole de musique « Ottmar Gerster »

 

 

PROJETS

Traces d’Orient à Weimar, Cracovie et Blois
13 Octobre 2011-18h30-La Fabrique, Blois
Un séminaire d’élèves tri-national
dans le cadre de la coopération entre les « Weimarer Rendez-Vous mit der Geschichte » et les Rendez-vous de l’histoire de Blois

Des élèves du Lyceum Sobieski de Cracovie, du Goethegymnasium de Weimar et du Lycée Dessaignes de Blois travaillent ensemble pendant une semaine sur le thème du festival de Blois de cette année : « l’Orient ».

 

L’emploi de la violence dans les combats politiques pendant l’entre-deux guerres
Représentation le 4 Novembre 2011 - 11h-  Humboldt-Gymnasium
Kai Sauer, Weimar
Sébastien Bertrand, Beauvais
Projet scolaire du Humboldt-Gymnasium de Weimar et du Lycée Félix Faure de Beauvais

Sous la République de Weimar, l’Allemagne a connu à plusieurs reprises des périodes de violence entre mouvements et partis politiques, mais  ce phénomène fait aussi irruption de manière similaire en France au début des années 30. Ce projet commun aux deux établissements abibac adopte comme moyen d’approche  un collage scénique multipliant les perspectives.

LE FSTIVAL DE FILM
Images de violence - violence des images
Du 3 au 10 Novembre-cinéma Mon ami
Responsables du cycle cinéma : Maria Imhof, université de Cologne, et Lorenz Engell,, université du Bauhaus de Weimar

Le cinéma est confronté avec acuité à toutes les formes de violence et ne saurait en aucun cas se limiter au film d’action. La violence peut aussi nous tomber dessus comme une force positive sous forme de l’amour ; elle est  parfois exagérée de facon grotesque, au point de perdre son caractère effrayant et de susciter le rire. On s’interroge sur l’idée de violence positive et la possibilité d’une absence totale de violence. Mais le cinéma n’est-il pas déjà violent en lui-même lorsqu’il exerce sur nous son emprise par la force des images.